Moulins à eau, moulins à vent : 1000 ans de meunerie entre l'Aa et la Haute Lys Agrandir

Moulins à eau, moulins à vent : 1000 ans de meunerie entre l'Aa et la Haute Lys

par Sophie Léger et Maxence Watelle

Catalogue d'exposition. Septembre 2014.

Format 21 x 21 cm. Couv. coul., ill. coul.

Plus de détails

10 pièces disponibles

12,00 €

Dès le Néolithique, l'Homme utilise la meule pour broyer ses aliments, mais il faut attendre l'Antiquité pour que les premiers moulins à eau apparaissent. Les abbayes contribuent à leur développement à partir du VIe siècle et durant tout le Moyen Âge : Odland, abbé de Saint-Bertin, aurait fait bâtir les premiers moulins à eau de la vallée de l'Aa en 797. C'est bien plus tard, au XIe siècle, que les moulins à vent font leur apparition.

Les meuniers produisent farine, huile, tan, mais les moulins sont aussi mis au service de la guerre avec le fer blanc et la poudre aux Temps modernes. Après la Révolution, moulins et cours d'eau n'appartenant plus aux puissants, la meunerie prend son essor, elle se perfectionne au fil des révolutions industrielles, et se diversifie : la vallée de la Lys conserve une production meunière traditionnelle, tandis que le débit de l'Aa s'avère propice à l'installation de papeteries. A la veille de la Grande Guerre des moulins se font aussi scieries, ou usines à électricité. Devenus obsolètes après les années 1950, concurrencés par les usines, les moulins ont acquis un caractère patrimonial qui mérite d'être sauvegardé.

L’exposition et son catalogue retracent brièvement l’histoire de la meunerie depuis ses origines, en s’appuyant sur l’implantation des moulins à eau et à vent dans le Haut-Pays d’Artois, depuis les sources de l’Aa et de la Lys, à Bourthes et Lisbourg,  jusqu’aux portes de l’Audomarois. Ce panorama de la meunerie locale est émaillé de nombreuses illustrations (cartes, plans, schémas, gravures, archives, photographies, cartes postales anciennes), à même de mieux faire connaître le passé de nos moulins.